Marketing et vente

E-mailing responsable : utilité, consentement et délivrabilité

Construire un emailing utile : consentement, segmentation, authentification, désinscription, contenu et mesure sans spam.

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Un e-mailing peut être utile pour donner des nouvelles, présenter une offre ou garder le contact avec ses clients. Encore faut-il avoir quelque chose à dire aux bonnes personnes. Une liste plus longue ou des envois plus fréquents ne rendent pas automatiquement une campagne plus efficace.

Donnez une raison claire d’ouvrir le message

Avant de choisir un outil ou un modèle, demandez-vous ce que le destinataire trouvera dans ce message. Une information attendue, un conseil concret ou une nouveauté qui le concerne donne un sujet plus solide qu’un envoi décidé uniquement parce que le calendrier le prévoit.

L’objet doit annoncer le contenu sans le surjouer. Dans le message, allez au sujet et gardez une action principale facile à comprendre : lire une information, consulter une page, répondre ou prendre contact. Le lien doit conduire vers une page qui tient la promesse du mail.

Une base de contacts adaptée vaut mieux qu’une liste sans contexte

Un client, une personne inscrite à une lettre d’information et un prospect ne s’attendent pas aux mêmes messages. Séparez ces publics lorsque cela permet de leur envoyer un contenu plus pertinent. Gardez aussi la provenance des adresses et les informations nécessaires pour comprendre pourquoi vous pouvez les utiliser.

Les règles de prospection dépendent notamment du destinataire et du contexte. La fiche de la CNIL sur la prospection par courrier électronique distingue les situations et rappelle les conditions à respecter. Un contact trouvé en ligne ou présent dans un fichier ne suffit pas, à lui seul, à justifier n’importe quel envoi.

Prévoyez une désinscription claire et faites en sorte que les personnes désinscrites ne soient pas réajoutées lors d’un import suivant. Nettoyez également les adresses qui ne fonctionnent plus. Acheter une liste ne remplace pas ce travail de qualification.

Vérifiez le domaine d’envoi avant de soigner la mise en page

L’expéditeur doit être identifiable et le domaine correctement configuré. SPF, DKIM et DMARC servent à authentifier les messages et à limiter l’usurpation du domaine. Leur configuration doit tenir compte des services qui envoient réellement vos e-mails, y compris lorsqu’un outil de campagne est utilisé.

Les consignes de Google pour les expéditeurs précisent les exigences applicables, qui varient selon le volume et le type d’envoi. Commencez par vérifier cette authentification ; elle ne garantit pas qu’un message sera reçu en boîte principale. La qualité de la liste, les plaintes et le contenu restent à surveiller.

Un message simple doit aussi être lisible sur téléphone

Gardez du texte lisible, des paragraphes courts et des liens faciles à utiliser. Évitez de construire le message avec une seule grande image : son contenu doit rester compréhensible lorsque les images ne s’affichent pas. Les visuels utiles ont un texte alternatif, et une version texte apporte une solution de lecture supplémentaire.

Testez le nom de l’expéditeur, l’objet, les liens et la page de destination. Regardez aussi le message sur téléphone : un bouton coupé, un texte trop petit ou une page qui se charge mal peut suffire à interrompre le parcours. Ces vérifications concernent autant le mail que la page vers laquelle il renvoie.

Mesurez ce qui se passe après l’envoi

Les ouvertures donnent un indicateur, mais ne prouvent pas qu’une personne a lu ou apprécié le message. Regardez plutôt les résultats liés à votre objectif : visites utiles, réponses, prises de contact ou commandes, selon le cas. Gardez les mêmes définitions pour comparer les campagnes.

Suivez aussi les rebonds, les désinscriptions et les plaintes. Si ces signaux se dégradent, vérifiez l’audience, le rythme et le contenu avant d’augmenter les envois. Une campagne peut générer des clics tout en étant mal reçue par une partie de ses destinataires.

Avant le prochain e-mailing

  • Le public et la raison de l’envoi sont identifiés.
  • L’objet correspond au contenu du message.
  • Le domaine et l’expéditeur ont été vérifiés.
  • Le texte, les liens et la lecture sur mobile ont été testés.
  • La désinscription fonctionne et sera prise en compte dans les prochains envois.
  • Le résultat attendu peut être observé sans se limiter aux ouvertures.

Si votre besoin commence par des messages indésirables reçus depuis votre site, consultez plutôt le guide pour limiter le spam des formulaires. Pour relier un suivi commercial à vos outils, la page développement sur mesure présente cette autre approche. Vous pouvez enfin m’expliquer votre besoin avant de choisir une solution d’e-mailing.

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